Sommaire de l'article
- Baščaršija — le cœur ottoman de Sarajevo
- Un labyrinthe de ruelles et de métiers
- Ateliers vivants et cafés authentiques
- La mosquée Gazi Husrev-beg — joyau de l’architecture ottomane
- Architecture et intérieur
- L’ensemble Gazi Husrev-beg
- Le pont Latin — là où l’histoire du XXe siècle a basculé
- La journée du 28 juin 1914
- La diversité religieuse — la « Jérusalem des Balkans »
- Le siège de Sarajevo 1992-1995 — comprendre les cicatrices de la ville
- Les marques physiques dans la ville
- Le musée du Tunnel de la Survie (Muzej Tunel spasa)
- La Yellow Fortress — panorama sur Sarajevo
- Vrelo Bosne — l’évasion naturelle à 12 km
- Le mont Trebević et les vestiges olympiques
- Gastronomie à Sarajevo
- Les incontournables
- Quand visiter Sarajevo ?
- Comment arriver à Sarajevo ?
- Budget à Sarajevo
- Intégrer Sarajevo dans votre itinéraire Bosnie
- Conclusion
Sarajevo est une ville à nulle autre pareille. Capitale de la Bosnie-Herzégovine, elle est parfois surnommée la « Jérusalem de l’Europe » ou les « Jérusalem des Balkans » en raison de la coexistence, sur quelques centaines de mètres, d’une mosquée, d’une église orthodoxe, d’une cathédrale catholique et d’une synagogue. Creuset de civilisations ottomane, austro-hongroise et yougoslave, théâtre de l’assassinat qui a déclenché la Première Guerre mondiale et d’un siège de presque quatre ans qui a marqué l’histoire contemporaine, Sarajevo porte en elle des strates d’histoire d’une densité rare. Et pourtant, c’est avant tout une ville vivante, chaleureuse, au café omniprésent et aux habitants d’une résilience remarquable. Voici le guide complet pour en saisir toute la richesse.
🕌 Baščaršija — le cœur ottoman de Sarajevo

Baščaršija est le nom du vieux bazar ottoman de Sarajevo, fondé au XVe siècle lors de la conquête de la ville par les Ottomans sous Isa-Beg Ishaković (vers 1461-1462). C’est l’âme de Sarajevo, le lieu où la ville a pris naissance, et il demeure aujourd’hui le quartier le plus animé et le plus visité de la capitale.
Un labyrinthe de ruelles et de métiers
Le bazar s’organise en une série de ruelles (čaršija) spécialisées par métier, un héritage direct de l’organisation ottomane du commerce. La rue des orfèvres (Kujundžiluk), la rue des cuivriers, la rue des cordonniers — chacune portait autrefois le nom de la corporation qui y travaillait. Aujourd’hui, les boutiques proposent artisanat en cuivre, broderies, bijoux filigranés, tapis kilim, objets en bois tourné et souvenirs locaux.
Le centre symbolique de Baščaršija est la fontaine Sebilj, une fontaine en bois sculpté de style mauresque reconstruite au XIXe siècle, entourée de pigeons apprivoisés. C’est le point de rendez-vous naturel des Sarajeviens et des voyageurs — prenez le temps d’y boire un verre d’eau fraîche et d’observer le ballet des passants.
Ateliers vivants et cafés authentiques
Baščaršija n’est pas un décor figé pour touristes : des artisans y travaillent encore, le bruit du marteau sur le cuivre s’échappe des échoppes et les kahvedžije (cafetiers) servent la bosanska kafa dans les džezva en cuivre comme ils l’ont toujours fait. Les cafés traditionnels de la vieille ville proposent également du thé à la menthe, des rahatlokum (loukoums) et une atmosphère détendue, propice aux conversations.
Visites guidées de Sarajevo
Explorez Baščaršija et l’histoire de Sarajevo avec un guide local passionné : quartiers ottomans, traces du siège, diversité religieuse.
🕌 La mosquée Gazi Husrev-beg — joyau de l’architecture ottomane

Au cœur de Baščaršija s’élève la mosquée Gazi Husrev-beg, considérée comme la plus grande et la plus belle mosquée de Bosnie-Herzégovine, et l’une des plus importantes mosquées ottomanes des Balkans. Elle fut construite en 1530-1531 sur ordre de Gazi Husrev-beg, gouverneur ottoman de Bosnie et grand bienfaiteur de Sarajevo, d’après les plans d’un architecte dont l’identité exacte reste incertaine ; le candidat le plus souvent cité par les historiens est Acem Ali Tabrizi (dit Ali Tabrizi), d’origine persane.
Architecture et intérieur
La mosquée se distingue par son grand dôme central (d’un diamètre d’environ 13 mètres) flanqué de deux demi-dômes latéraux, ses deux minarets élancés et sa cour intérieure dotée d’une fontaine aux ablutions (šadrvan). L’intérieur, sobre et lumineux, est richement décoré de calligraphies coraniques et de carreaux de faïence, dans une palette de blancs, de bleus et d’ors.
La mosquée est ouverte aux non-musulmans en dehors des heures de prière. Une tenue décente est requise, et les femmes doivent se couvrir la tête — des foulards sont généralement disponibles à l’entrée. Un petit droit d’entrée est demandé aux visiteurs.
L’ensemble Gazi Husrev-beg
La mosquée est le centre d’un vaste ensemble architectural commandité par le même gouverneur : une madrasa (école coranique), un sahan (cuisine publique pour les pauvres), un han (auberge pour les marchands), un mausolée et plusieurs autres bâtiments. Cet ensemble témoigne du modèle de développement urbain ottoman, où le waqf (fondation pieuse) servait à financer des infrastructures sociales et éducatives autour d’un édifice de culte.
🌉 Le pont Latin — là où l’histoire du XXe siècle a basculé

À quelques minutes à pied de Baščaršija, au bord de la rivière Miljacka, se trouve un pont d’apparence anodine qui a changé la face du monde. C’est sur le pont Latin (Latinska ćuprija) — ou plutôt sur le coin de rue à son extrémité nord — que l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse Sophie, duchesse de Hohenberg, furent assassinés le 28 juin 1914 par Gavrilo Princip, un jeune nationaliste bosniaque de 19 ans.
La journée du 28 juin 1914
L’attentat fut le résultat d’un hasard proprement stupéfiant. Un premier attentat à la bombe avait échoué plus tôt dans la matinée. Gavrilo Princip, croyant que tout était raté, s’était réfugié dans l’épicerie fine Moritz Schiller (Delikatessen Moritz Schiller), proche du coin de l’actuel pont Latin. C’est alors que la voiture de l’archiduc, dont le chauffeur avait pris le mauvais chemin et faisait une marche arrière, se retrouva arrêtée à quelques mètres de lui. Princip tira deux coups de feu. François-Ferdinand et Sophie mouraient quelques minutes plus tard.
L’enchaînement de circonstances — l’ultimatum austro-hongrois à la Serbie, les alliances européennes, la mobilisation générale — allait déclencher la Première Guerre mondiale, qui fit entre 15 et 20 millions de morts. Un petit musée (Muzej Sarajeva) est installé dans le bâtiment d’angle voisin du pont et retrace l’attentat et son contexte. Il mérite une visite pour contextualiser ce lieu.
🔵 La diversité religieuse — la « Jérusalem des Balkans »
L’un des traits les plus frappants de Sarajevo est la concentration exceptionnelle de lieux de culte de traditions différentes dans un périmètre restreint. Dans un rayon de quelques centaines de mètres en vieille ville, vous trouverez :
- La mosquée Gazi Husrev-beg (1531, islam sunnite)
- La cathédrale de la Nativité-de-la-Mère-de-Dieu (construite 1863-1868, consacrée 1872, christianisme orthodoxe)
- La cathédrale catholique du Sacré-Cœur (1889, christianisme catholique)
- La synagogue ashkénaze de Sarajevo (1902, judaïsme — aujourd’hui en partie musée)
Cette coexistence n’est pas un accident. Sarajevo a été pendant des siècles un carrefour de civilisations, d’abord sous domination ottomane (XVe-XIXe siècles), puis intégrée à l’Empire austro-hongrois (1878-1918). Chaque empire a laissé ses empreintes architecturales et culturelles, et les communautés qui les accompagnaient — bosniaques, Serbes, Croates, juifs séfarades et ashkénazes, Autrichiens — ont coexisté avec des hauts et des bas sur ce même territoire.
Hébergements à Sarajevo
Hôtels de charme, guesthouses en vieille ville et appartements dans les quartiers historiques de Sarajevo.
🏔️ Le siège de Sarajevo 1992-1995 — comprendre les cicatrices de la ville

Impossible de visiter Sarajevo sans aborder le siège qui a meurtri la ville pendant près de 47 mois (1 425 jours), du 5 avril 1992 au 29 février 1996 — le siège le plus long subi par une capitale dans l’histoire de la guerre moderne. Environ 10 000 à 13 000 civils et combattants sont morts durant cette période, dont environ 10 000 civils selon les sources onusiennes — les victimes civiles étant plus nombreuses que les militaires.
Les marques physiques dans la ville
Qui regarde attentivement les trottoirs et les murs de Sarajevo remarquera des cicatrices caractéristiques :
Les roses de Sarajevo (Sarajevska ruža) : des impacts d’obus dans le béton des trottoirs et des places, comblés de résine rouge. On en compte plusieurs dizaines dans le centre-ville. La plus connue se trouve sur la rue Ferhadija, la principale artère piétonne. Ces impacts marquent généralement les endroits où des civils sont morts lors d’explosions de mortiers.
Les façades criblées d’impacts : Certains bâtiments, notamment en périphérie du centre historique, portent encore visiblement les marques d’impacts de balles sur leurs façades. Dans le quartier de Grbavica ou sur certaines portions du boulevard Zmaja od Bosne (ancien « Sniper Alley »), ces traces sont encore perceptibles.
Le cimetière de Kovači : Non loin de Baščaršija, ce cimetière rassemble des milliers de stèles blanches de victimes du siège, dont celle du premier président de Bosnie-Herzégovine, Alija Izetbegović. La vue sur Sarajevo depuis les hauteurs du cimetière est saisissante.
Le musée du Tunnel de la Survie (Muzej Tunel spasa)
À environ 10-12 km du centre-ville, à Butmir (près de l’aéroport), se trouve le seul lieu qui permettait à Sarajevo de survivre pendant le siège : le tunnel de la Survie (Tunel spasa), creusé en 1993 sous la piste d’atterrissage de l’aéroport de Sarajevo (alors sous contrôle des Nations Unies). Ce tunnel de 840 mètres de long, 1,60 m à 1,80 m de hauteur selon le secteur et 1 mètre de largeur permettait d’acheminer en secret nourriture, médicaments, armes et personnes entre la ville assiégée et le territoire libre.
Aujourd’hui, environ 20 mètres du tunnel original ont été préservés et sont accessibles aux visiteurs. Un musée adjacent présente des photos, vidéos et équipements de l’époque. C’est une visite incontournable, émouvante et instructive, pour comprendre comment 350 000 personnes ont survécu à quatre ans de siège. Prévoyez d’y aller en taxi ou en bus, car le tunnel est trop éloigné pour y aller à pied depuis le centre.
🌄 La Yellow Fortress — panorama sur Sarajevo
Pour comprendre la géographie de Sarajevo — une ville étirée dans une vallée entre des collines boisées — rien ne vaut un point de vue en hauteur. La Yellow Fortress (Žuta tabija), une fortification ottomane du XVIIIe siècle, offre le plus accessible de ces panoramas.
Située dans le quartier de Kovači, au-dessus de Baščaršija, elle est accessible à pied en une vingtaine de minutes depuis la fontaine Sebilj, par une montée dans les ruelles du vieux quartier résidentiel. Le chemin lui-même est intéressant : on traverse des ruelles bordées de vieilles maisons ottomanes et de jardins, avec des vues sur les minarets et les toits de tuiles de la vieille ville.
Au sommet, une terrasse ouverte permet d’embrasser d’un seul regard la totalité du centre-ville de Sarajevo : les minarets de Baščaršija à droite, les clochers et dômes de la vieille ville européenne au centre, et la vallée s’étirant vers l’ouest avec ses immeubles yougoslaves. C’est le meilleur endroit pour admirer le coucher de soleil sur Sarajevo. Ni billet ni droit d’entrée.
🌿 Vrelo Bosne — l’évasion naturelle à 12 km
À environ 12 km à l’ouest du centre de Sarajevo, le parc naturel de Vrelo Bosne marque la source de la rivière Bosna, qui a donné son nom au pays. Un réseau de canaux cristallins, de ponts en bois et d’allées ombragées sous des peupliers et des saules centenaires fait de ce lieu une promenade idéale pour une demi-journée.
La source principale jaillit au pied d’un amphithéâtre rocheux — un site karstique impressionnant avec une eau d’une limpidité et d’une fraîcheur saisissantes en plein été. Des cygnes et des canards évoluent sur les canaux. Des calèches proposent des tours du parc. L’endroit est très prisé des Sarajeviens le week-end ; venez en semaine ou le matin pour plus de tranquillité.
On rejoint Vrelo Bosne facilement en tramway depuis le centre (terminus de Ilidža) puis à pied ou en calèche sur environ 2 km.
Location de voiture à Sarajevo
Explorez librement la région de Sarajevo, Mostar et le reste de la Bosnie avec un véhicule de location.
🏔️ Le mont Trebević et les vestiges olympiques
En 1984, Sarajevo accueillit les Jeux olympiques d’hiver — une fierté nationale immense pour la Yougoslavie socialiste de l’époque. Les infrastructures sportives construites pour l’occasion (pistes de ski sur le Jahorina et le Bjelašnica, piste de bobsleigh sur le Trebević) furent largement détruites ou abandonnées pendant le siège.
Le mont Trebević (1628 m), qui domine directement Sarajevo, est aujourd’hui à nouveau accessible par un téléphérique reconstruit (inauguré en 2018). En une quinzaine de minutes, la cabine vous hisse au-dessus de la ville pour révéler un panorama exceptionnel sur la vallée de Sarajevo et les chaînes de montagne environnantes.
Au sommet, on peut encore voir les vestiges de la piste de bobsleigh et de luge des JO de 1984, aujourd’hui couverts de graffitis et envahis par la végétation — un endroit fascinant et mélancolique qui illustre à lui seul l’histoire tumultueuse de Sarajevo. Des randonnées balisées partent du sommet du téléphérique vers les hauteurs boisées du Trebević.
🍽️ Gastronomie à Sarajevo
Sarajevo est une ville de plaisirs culinaires simples et généreux, profondément marquée par l’héritage ottoman et enrichie par les influences austro-hongroises et yougoslaves. Pour un panorama complet, consultez notre guide de la gastronomie bosnienne.
Les incontournables
Ćevapi à la sarajevienne : Les ćevapi de Sarajevo ont leur propre identité — de petits rouleaux de viande hachée (bœuf et agneau) servis dans un pain somun frais, avec de l’oignon cru et de la crème (kajmak) ou de la crème aigre (kiselo vrhnje). Sarajevo est souvent décrite comme la capitale bosniaque des ćevapi, et plusieurs ćevabdžinice (restaurants spécialisés) dans Baščaršija font office d’institutions.
Burek : Ce feuilleté de pâte phyllo garni de viande hachée est le petit-déjeuner classique des Bosniens, à acheter dans les boulangeries (pekara) dès 7h du matin. Ses variantes incluent le sirnica (fromage blanc), le zeljanica (épinards) et le krompirusa (pomme de terre). On les achète au poids, chauds, et on les mange debout ou sur un coin de table.
Bosanska kafa : Le café bosniaque est un rituel en soi. Servi dans une džezva en cuivre individuelle, avec du sucre lokum (loukoum) à croquer séparément, et parfois un verre d’eau, il se boit lentement, en conversation. Ne pas y ajouter de lait — cela horrifierait vos hôtes.
Plats mijotés : Les restaurants de Baščaršija et des rues adjacentes proposent des plats traditionnels bosniens mijotés : sac (ispod sača, viande et légumes cuits sous une cloche en métal sur les braises), dolma (farcis de légumes ou de feuilles de vigne), tarhana (soupe au yaourt), et klepe (raviolis bosniaques à la viande). Copieux, savoureux et peu onéreux.
Le marché Markale : Ce marché de plein air dans le centre vend légumes, fruits, fromages locaux (sir), charcuteries et produits artisanaux. C’est un endroit vivant pour acheter des provisions et voir la vie quotidienne sarajevienne. Le marché porte la mémoire de deux massacres survenus en 1994 et 1995 pendant le siège — une plaque commémorative rappelle ces événements.
📅 Quand visiter Sarajevo ?
Printemps (avril-mai) : La période la plus agréable. Températures entre 12 et 22°C, les collines environnantes sont verdoyantes, les terrasses des cafés rouvrent. Les journées sont longues et lumineuses. Peu de touristes.
Été (juin-août) : Agréable (20-28°C en général), jamais aussi chaud que sur la côte adriatique. Sarajevo attire de plus en plus de voyageurs en été — prévoyez de réserver l’hébergement à l’avance. De nombreux événements culturels animent la ville en été ; le Jazz Fest Sarajevo, lui, se tient en novembre (généralement 1re semaine de novembre).
Automne (septembre-octobre) : Lumières dorées, feuillage sur les collines, températures encore douces (15-22°C). L’une des meilleures saisons, avec peu de foule. Les prix de l’hébergement sont généralement inférieurs à l’été.
Hiver (décembre-mars) : Sarajevo en hiver peut être froide (régulièrement en dessous de 0°C la nuit, possibles chutes de neige). Mais la ville sous la neige est magnifique — les toits de Baščaršija enneigés, les minarets dans la brume, les cafés chauds et enfumés. C’est aussi la période la moins chère. Les stations de ski sur le Bjelašnica (à environ 25 km) et le Jahorina (à environ 30 km) sont actives de décembre à mars.
✈️ Comment arriver à Sarajevo ?
En avion : L’aéroport international de Sarajevo (SJJ) est situé à environ 10-12 km du centre-ville (Baščaršija). Il est desservi par plusieurs compagnies (Turkish Airlines via Istanbul, Austrian Airlines via Vienne, Wizz Air depuis plusieurs villes européennes, Pegasus Airlines via Istanbul, etc.). Liaison aéroport-centre en bus de ville ou en taxi.
En bus depuis l’Europe : Plusieurs compagnies de bus internationaux (Flixbus, compagnies régionales) relient Sarajevo à Zagreb, Belgrade, Split, Dubrovnik, Ljubljana et d’autres villes. Les durées de trajet varient : Split (6h15 à 7h), Zagreb (6-7h), Belgrade (6h), Dubrovnik (5h30 à 6h30).
En voiture : Sarajevo est accessible depuis Split via l’A1 puis la M17 (environ 244 km, ~4h), depuis Dubrovnik via Mostar (environ 265 km, 3h30-4h), depuis Zagreb (environ 380 km, 4h30-5h). L’A1 relie Sarajevo à la côte adriatique croate de façon moderne et rapide jusqu’à la frontière bosniaque.
Depuis Mostar : En bus (2h30, plusieurs départs quotidiens, environ 14-20 BAM / 7-10 €) ou en voiture via la M17.3 (environ 130 km, 2h). Le trajet en train est possible et offre des paysages spectaculaires dans les gorges de la Neretva (environ 2h30, horaires limités).
💰 Budget à Sarajevo
Sarajevo est l’une des capitales européennes les moins chères pour les voyageurs. Voici quelques repères tarifaires indicatifs :
| Poste | Prix indicatif |
|---|---|
| Auberge de jeunesse / hostel | 25-40 BAM (12-20 €) / nuit |
| Guesthouse en vieille ville | 60-100 BAM (30-50 €) / nuit |
| Hôtel 3-4★ centre | 120-200 BAM (60-100 €) / nuit |
| Ćevapi (portion) | 6-10 BAM (3-5 €) |
| Repas au restaurant | 15-30 BAM (8-15 €) / personne |
| Café bosniaque | 1,50-2 BAM (0,80-1 €) |
| Tramway / bus | 1,80-2 BAM (0,90-1 €) / trajet |
| Musée du Tunnel | 10 BAM (5 €) / personne |
| Téléphérique Trebević | environ 10-15 BAM (5-8 €) aller-retour |
Pour un budget détaillé sur l’ensemble de votre voyage en Bosnie, consultez notre guide budget Bosnie.
Vols vers Sarajevo
Comparez les vols vers l’aéroport de Sarajevo (SJJ) depuis les grandes villes françaises et européennes.
🗺️ Intégrer Sarajevo dans votre itinéraire Bosnie
Sarajevo est naturellement le point de départ ou d’arrivée de la plupart des circuits en Bosnie. Sa position centrale et son aéroport international en font la porte d’entrée logique.
Sarajevo → Mostar → Herzégovine : Le duo classique. Depuis Sarajevo, descendez vers Mostar (2h en bus ou voiture) et explorez l’Herzégovine depuis cette base : Blagaj, Počitelj, Kravice.
Circuit nord-ouest : Depuis Sarajevo, rejoignez Travnik (90 km, 1h30) et Jajce (environ 193 km, 2h45-3h) pour explorer la Bosnie médiévale et la région de Krajina, avant de revenir ou de continuer vers Banja Luka.
Circuit complet en boucle : Sarajevo → Mostar → Herzégovine → côte adriatique → retour via Jajce et Banja Luka. Ce circuit de 7-10 jours permet de voir l’essentiel de la Bosnie-Herzégovine dans sa diversité.
Pour un programme jour par jour, consultez notre itinéraire 7 jours en Bosnie et notre road trip en Bosnie. Pour savoir où poser vos bagages dans la capitale, notre guide d’hébergement à Sarajevo vous guidera quartier par quartier.
Conclusion
Sarajevo est une ville qui se révèle progressivement. On y arrive avec quelques images en tête — Baščaršija, le Stari Grad, les ćevapi, le souvenir du siège — et on en repart avec quelque chose de plus difficile à nommer : le sentiment d’avoir traversé une ville qui a subi l’impensable et choisi de continuer à vivre. Les roses rouges dans les trottoirs, le café bosniaque, le muezzin et les cloches des cathédrales qui se superposent le matin, les jeunes sur les terrasses de Ferhadija — Sarajevo est tout cela à la fois, et c’est précisément pour cela qu’elle est inoubliable.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter Sarajevo ?
Deux jours permettent de voir les sites essentiels : Baščaršija, la mosquée Gazi Husrev-beg, le pont Latin, la Yellow Fortress et le musée du Tunnel. Trois à quatre jours offrent davantage de temps pour les musées sur le siège, Vrelo Bosne, le mont Trebević et les quartiers résidentiels. Les passionnés d'histoire pourraient aisément rester une semaine.
Sarajevo est-elle sûre pour les touristes ?
Oui, Sarajevo est une ville sûre pour les voyageurs. Le risque de criminalité contre les touristes est faible. La principale précaution dans la région concerne certains sentiers de montagne qui passent par des zones de la guerre de 1992-1995 encore potentiellement minées — restez toujours sur les chemins balisés et évitez les zones hors sentier signalées.
Quelle est la meilleure période pour visiter Sarajevo ?
Le printemps (avril-mai) et l'automne (septembre-octobre) sont idéaux : températures douces (15-22°C), moins de foule qu'en été. L'été (juin-août) est agréable (20-28°C) mais peut être chaud et chargé en touristes. L'hiver (décembre-février) est froid avec de possibles chutes de neige — la ville sous la neige est magnifique et les prix de l'hébergement baissent.
Comment se déplacer à Sarajevo ?
Le centre historique (Baščaršija, vieille ville) est très accessible à pied. Tramways et trolleybus couvrent l'ensemble de la ville pour une ou deux BAM le trajet. Des taxis et applications de VTC locales sont disponibles pour les distances plus longues. La location de voiture est utile pour explorer la région autour de la ville.
Peut-on visiter Sarajevo sans parler bosniaque ?
Oui, sans aucun problème. Dans les zones touristiques, les commerçants, hôteliers et restaurateurs parlent anglais. Certains parlent également allemand, français ou italien. Quelques mots de politesse en bosniaque sont toujours appréciés (hvala = merci, molim = s'il vous plaît), mais l'anglais suffit largement.
Le marché de Markale est-il encore actif ?
Le marché Markale (Markale pijaca) existe toujours et fonctionne comme marché de plein air dans le centre de Sarajevo. C'est un marché ordinaire aujourd'hui, mais son nom évoque les deux massacres de 1994 et 1995 pendant le siège. Une plaque commémorative rappelle ces événements tragiques.